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La rentrée des écoles… de sport

Les classiques de la presqu’île

À tout seigneur tout honneur, le football a forcément une place de choix, partout dans le monde, dès que l’on parle sport. Le Mondial est passé, les Français se sont bien comportés sur et en dehors des terrains, et les vieilles images sont oubliées. Les écoles ont pour certaines repris dès le mois d’août, et les enfants à partir de 6 ans sont les bienvenus. Les vertus du foot sont connues et les éducateurs sont très présents, avec des structures d’encadrement bien organisées. Il existe des clubs dans pratiquement toutes les communes, même les plus petites, et chacun a sa personnalité. Certains sont axés sur la seule performance et les championnats, d’autres ont une approche plus ludique, il y en a qui privilégient une certaine ambiance, d’autres qui mettent en avant la préparation à la compétition à tout prix. Et bien souvent, au fur et à mesure de sa carrière, un joueur peut changer de club, même s’il n’est pas une star, pour se rapprocher de celui qui incarne le mieux ses attentes et son niveau.

On ne présente plus le tennis. La petite balle jaune avait perdu un peu de son pouvoir de séduction, notamment auprès des plus jeunes, mais cette année est marquée par une évolution, presque une révolution qui concerne les enfants, entre 7 et 12 ans. Le but de Galaxie Tennis est de modifier l’approche du tennis chez les enfants. Plus de classements et compétitions classiques, mais des plateaux, des pratiques différentes. En fonction de l’âge, on commence par frapper un ballon, puis une balle qui va évoluer doucement vers la classique balle de tennis. Le cour lui-même est adapté aux jambes des futurs Tsonga. L’enfant découvre le tennis sous une forme ludique, à sa portée, comme un pur loisir de divertissement, sans pression. Les tranches d’âge sont désormais liées à l’âge véritable de l’enfant, au jour près, et non plus simplement à son année de naissance. Arrivé à 11 ans révolus, le jeune se voit attribuer un classement, et entre dans le circuit «  classique  » des compétitions et classements. Le but avoué de l’opération est de faire venir de nouveau enfants, qui ne soient plus rebutés par l’aspect «  compétition à outrance  » que certains craignent, et que quelques parents ont parfois, comme dans bien des sports, tendance à prendre un peu trop au pied de la lettre.

L’équitation est l’un des sports rois en Presqu’île. Les centres équestres sont nombreux, les compétitions aussi, et la perspective d’un galop cheveux au vent sur la plage de La Baule plutôt agréable. Catalogué jadis «  sport de riches  », au même titre que le golf, la pratique du cheval ne mérite plus du tout cette étiquette et ne coûte pas plus cher que bien d’autres activités. Pas de contre-indication pour les enfants qui veulent se lancer, et à peine plus (le dos…) pour les adultes. On commence à partir de 2 ans avec le baby poney, et vers 5-6 ans on passe aux choses sérieuses, sur un poney dont la taille sera toujours adaptée à celle du cavalier. Les groupes sont faits par niveau, pas par âge, et au bout d’un an l’élève maîtrise en principe les trois allures. L’équitation apporte une réelle confiance en soi. Confronté à un animal, le cavalier doit composer avec lui, le prendre en charge, en être responsable et s’imposer. Mais gare à celui qui manquera de respect envers sa monture, car les poneys savent être rétifs et punir les impudents qui les méprisent. Quant à l’humilité, elle s’acquiert facilement quand l’animal nous a mis sur les fesses ou qu’il faut ramasser à la pelle le crottin généreusement semé. Face à la multiplicité des centres équestres, la Fédération Française d’Équitation conseille de se rendre sur son site (www.ffe.com) pour sélectionner un centre dont les formateurs possèdent tous les diplômes nécessaires.

Comment parler sport en Presqu’île sans aborder la voile. Les Pajot, Peyron, excusez du peu, et quelques autres ont usé leurs premières combis autour de trois bouées dans la baie. Chaque port a ses clubs, ses écoles de voile, et toutes ont leurs charmes. On attaque à partir de 6 ans, et la seule condition est de savoir nager 25 mètres. Traditionnellement, l’apprentissage commence sur dériveur, dont l’incontournable Optimist, la plus géniale application jamais réalisée de la caisse à savon. Mais il est possible de se lancer tout de suite en planche à voile ou cata. Les navigations hebdomadaires se font par tous les temps ou presque, et quand la météo bloque la flotte au port, la théorie s’invite. La voile développe l’autonomie, car chacun est responsable de la préparation de son bateau, et maître à bord, surtout s’il est en solo. La persévérance, si on en manque, naît au fil des sorties d’hiver dans le froid ou quand dans la pétole (absence de vent) on reste des heures sous une pluie battante. Régater n’est pas une obligation, mais il y a quelque chose dans l’ADN humain qui fait que dès que l’on voit un bateau à peu près identique devant soi, on a naturellement envie de le rattraper… Plus tard, à l’adolescence, la formation initiale permettra d’aborder d’autres disciplines telles que le quillard, la course au large, et toutes les formes de glisse modernes.

Ces sports qui montent…

Au gré des exploits des équipes nationales ou de quelques individualités marquantes, certains sports progressent et bougent.

Le rugby a depuis quelques années trouvé une place bien à lui dans le panel des sports. Sport de combat autant que sport d’équipe, il a avec le professionnalisme trouvé une exposition médiatique importante qui a fait naître bien des vocations. Il fait appel aux valeurs les plus nobles de l’humain, solidarité, humilité, courage, abnégation, respect de l’autre. Le marron d’antan disparaît petit à petit, les troisièmes mi-temps sont policées, mais la rugosité des contacts n’est pas feinte et le combat jamais absent, même s’il reste sportif. Le rugby nous apprend qu’un même sport a besoin de petits gabarits rapides autant que de «  gros  » (le surnom des avants) puissants, qu’un joueur ne s’exprime qu’à travers une équipe, et que la douleur se partage autant que les honneurs. Et pour qui voudrait persister à voir dans ce «  sport de voyous joué par des gentlemen  » une chasse gardée masculine, la coupe du monde de cet été, avec le parcours exceptionnel des Bleues, a démontré que les filles peuvent jouer avec un ballon ovale de très belle manière.
Quant aux sports de combat et arts martiaux, ils disposent d’un catalogue impressionnant, et il a fallu choisir.

Le karaté combine les attraits des arts martiaux traditionnels, avec les kihons, katas, mouvements codifiés que l’on exécute lentement seul ou face à un adversaire, et les combats. Dès 4 ans, les enfants peuvent commencer, sous une forme très ludique qui fait travailler leur motricité. À 8 ans, ils débutent le véritable apprentissage. On fait du karaté pour différentes raisons, et chacun adopte sa propre pratique. Certains cherchent le bien-être et à garder leur forme, d’autres une musculature, d’autres encore y puisent de l’assurance, et certains y trouvent une manière de se calmer. Car les sports de combat ne fabriquent pas des brutes, et d’ailleurs les brutes sont vite repérées et ne réussissent pas. La progression se fait au contact des plus anciens, des plus gradés, qui eux-mêmes ne progressent qu’à travers l’échange, l’enseignement. L’ouverture à l’autre, c’est aussi l’accueil des personnes en situation de handicap, que le Timing Karaté Club Guérande (www.tkcg.fr) pratique déjà et souhaite développer. Ils trouveront dans ce sport des vertus qui les aideront à s’épanouir malgré leur handicap.

Certains sports sont à tort considérés comme réservés aux adultes. C’est le cas pour le triathlon, et il suffit de se rendre au triathlon Audencia de La Baule pour se rendre compte qu’il n’en est rien. C’est désormais également le cas du fitness. Une salle de sport guérandaise vient de lancer un programme spécialement conçu pour les plus petits, à partir de 6 ans. Pas de fonte à soulever, pas de rythmes endiablés qui vous font monter le cœur vers des sommets, mais une approche pédagogique et ludique, pour que dès leur plus jeune âge ils aiment le sport plutôt que la télé, l’exercice plus que l’oisiveté. Et en plus les parents peuvent profiter des cours de leur progéniture pour bouger eux aussi sur un vélo ou un rameur…

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