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Qui sont ceux qui surveillent nos plages ?

Petits et gros bobos

Natham à 24 ans et a terminé un Master en environnement. Il revient pour la troisième fois à Pornichet et apprécie ce travail qui lui permet de voir autre chose, d’autres personnes, différemment. «  Les interventions ? On est préparés, et la partie dans l’eau est la moins stressante, car on est dans l’action et tout est une histoire d’adrénaline. Mais c’est sur la plage que tout se joue, lors de la prise en charge. C’est pourquoi on appelle systématiquement le 15, pour avoir un avis médical. Ils décident de ce qui doit être fait et nous respectons scrupuleusement leurs instructions.  » Thierry Trabattoni précise quant à lui que «  les interventions réellement graves ne sont pas toujours nombreuses, une vingtaine en 2014, et certaines années plus d’une quarantaine. L’essentiel est de la bobologie, des petites blessures sans gravité. Toutefois, notre position géographique nous amène à travailler également sur le remblai, surtout pour des chutes de vélo ou des piétons renversés.  »

Du haut du poste, on est bien situé pour surveiller, mais on ne peut tout voir. C’est pourquoi deux sauveteurs sont sur la plage, en «  lame  », pour être au plus près de l’eau et intervenir plus rapidement. Repérer quelqu’un en difficulté n’est pas évident, mais il existe des signes. Un attroupement, des comportements bizarres, sont autant de signes à surveiller. Il faut aussi compter avec l’autosurveillance, chacun pouvant déceler autour de lui des personnes en difficulté. En effet, il n’est pas évident de voir à distance que telle personne a fait un malaise, que ce soit à cause d’une insolation ou d’un lendemain de soirée un peu trop arrosée. Autre source de petits bobos, les clubs de plage, où un enfant peut faire une chute d’un trampoline ou d’un toboggan. Ce n’est jamais bien grave, mais la présence rassurante du poste de secours est appréciée.

Un job d’été et une mission

Florianne est en classe préparatoire à l’école de la Marine Marchande, et si elle est timide au point de ne pas avoir envie d’être photographiée, elle ne manque pas d’assurance vis-à-vis des gens qui oublient que désormais, les chiens sont interdits sur la plage. Son père est lui-même sauveteur depuis 15 ans, et c’est souvent avec lui qu’elle révise ses connaissances.

Les 35 heures hebdomadaires sont souvent dépassées, et donnent lieu à des heures supplémentaires qui arrondissent la fin de mois. De quoi payer un studio, le plus souvent en colocation, pour ceux qui n’habitent pas sur place, et se payer quelques soirées sympas entre sauveteurs, car si le travail est soutenu, il faut également des moments de décompression.

Des règles à faire appliquer

La plage est un espace où tout le monde souhaite être libre, mais où il existe cependant des règles à respecter, pour le bien-être de tous. En ce début d’année, une mesure est venue perturber certains. Les chiens et chevaux sont totalement interdits sur la plage de Pornichet du 15 juin au 15 septembre. En contrepartie, ils seront autorisés hors de cette période, sans autre limitation qu’une laisse pour les chiens et le ramassage du crottin pour les chevaux. Les quelques restrictions imposées sur la plage amènent parfois à hausser un peu le ton. Certains, sous prétexte qu’ils sont en vacances, ou que le sauveteur est jeune, ont des comportements désagréables, mais comme par hasard, dès que la carrure et le t-shirt d’un CRS apparaissent, ils se calment… Et de toute façon, comme le dit Thierry Trabattoni, «  Il y a un peu de dérive avec les grincheux et les mauvais coucheurs, mais ces gens-là sont également grincheux et mauvais coucheurs à la station-service, au supermarché, au travail, partout… Il n’y en a pas beaucoup, mais parfois on tombe dessus…  »

Quant à la question qui revient le plus souvent, c’est bien sûr «  Elle est à combien, l’eau ?  » Ce 22 juin, c’était 16°…

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N° 69

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