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Le Jumping international, un rendez-vous incontournable

Il y a du sport, car c’est une épreuve sportive avec ses règles, ses contraintes, ce temps que l’on compte et tout ce que l’on devine comme entraînements et travail. Il y a une chorégraphie, un ballet, où l’homme et l’animal ne font qu’un, chacun ne pouvant être lui-même que parce qu’il y a l’autre. Il y a une ambiance, faite d’art de vivre et de crottin, de tenues raffinées et de sueur. On peut venir à l’une des multiples épreuves qui du matin au soir renouvellent l’émotion par amour du cheval, pour le bruit du galop et la tension qui naît à chaque nouvel obstacle, ou tout simplement parce que c’est un moment unique, de ceux que l’on a plaisir à vivre.

Un village dans la ville

Le Jumping de La Baule, c’est beaucoup plus qu’une épreuve sportive de renommée mondiale, et cela va au delà du spectacle. Tout un village s’installe autour de la piste en herbe de 16 000 mètres carrés, presque deux terrains de football. Les chiffres de 2013 sont éloquents. 200 personnes ont assuré le fonctionnement du concours, plus 70 bénévoles. Ce village qui comptait parmi sa population éphémère 260 chevaux, a consommé 1 700 ballots de paille, copeaux et foin, 3 759 repas, il a hébergé 90 stands et 27 000 personnes lui ont rendu visite. Et parce que c’est un village tourné vers le monde entier, 115 pays ont diffusé les images TV et 130 journalistes rendu compte de la vie et des épreuves. Dans ce village ouvert à tous, gratuitement il faut le répéter, il y a mille lieux à découvrir. Les allées bordées de stands, pas forcément tous consacrés au cheval, les gradins bien sûr, la piste même, le temps d’une reconnaissance, histoire de voir de plus près ces obstacles immenses, que l’on voyait pourtant si petits et que cavaliers et chevaux vont avaler avec plus ou moins d’aisance. Et si l’on veut l’espace d’une journée goûter à un autre statut, voir les choses de haut et dans le confort d’une loge VIP, on peut même s’offrir ce moment de luxe.

Entretien avec Patrick Caron

Patrick Caron est directeur sportif du Jumping de La Baule. Il a été un cavalier de premier rang et un entraîneur de l’équipe de France à succès. Il souligne pour nous la véritable dimension du Jumping de La Baule, et les enjeux de cette édition 2014.
«  Le CSIO est ce qui se fait de plus haut, en dehors des championnats du monde et Jeux olympiques, et la Fédération d’Équitation Internationale n’en accorde qu’un à chaque pays, une fois par an. C’est donc un vrai privilège pour La Baule que de s’en voir confier l’organisation, d’autant plus important qu’il s’agit d’un CSIO 5 étoiles, la plus haute qualification. La particularité d’un CSIO est qu’il inclut obligatoirement une compétition par équipe, la Coupe des Nations, ce qui le rapproche du format olympique.

Mais la qualité doit être au meilleur niveau pour que les instances accordent le CSIO à La Baule. Tout est remis à plat chaque année, et rien n’est acquis. Tout doit être fait pour le confort, le bien-être et la meilleure compétition possible pour chevaux et cavaliers. Et tout doit être fait également pour les spectateurs et téléspectateurs du monde entier. C’est à chaque fois une réussite, et La Baule bénéficie d’un nombre d’heures très important par rapport aux autres CSIO, et fait rayonner la France et la région bien au-delà de nos frontières.

L’édition 2014 est particulière, car tout de suite après, il y a les championnats du monde à Caen. Toutes les nations doivent préparer leurs couples et sélectionner leurs équipes, ce qui ne peut être fait que dans les plus grandes compétitions, les CSI et CSIO 5 étoiles, or La Baule est le premier CSIO 5 étoiles de la saison.
Il y a également un élément plus subtil qui entre en jeu. Les parcours sont dessinés, presque mis en scène, par un chef de piste, un spécialiste mais aussi un artiste qui a son propre style, sa marque de fabrique. Il se trouve que cette année, c’est Frédéric Cottier qui sera chef de piste à La Baule et aux Jeux Équestres Mondiaux, donc il se pourrait que des nations se disent que l’on va peut-être retrouver à Caen la patte et le coup de pinceau vu à La Baule. Mais peut-être Frédéric cachera-t-il son jeu…

Pour conclure, je tiens à souligner l’excellence du travail réalisé depuis des années par tous, et je suis heureux d’apporter ma contribution et de me joindre à tous ceux qui œuvrent et permettent ce magnifique résultat.  »

Les people au rendez-vous…

Il y a ceux que vous croiserez au détour d’une tribune ou d’une loge VIP, et ceux qui arboreront bottes et bombe. Guillaume Canet est inscrit, ainsi que Julien Courbet et Marina Hands, et vous aurez tout le loisir d’apprécier leur prestation sur une scène qu’ils connaissent bien, car ils ont tous un niveau qui leur permet de concourir. Quant à ceux et celles qui viendront en spectateurs, pour voir un ami ou par amour des chevaux, n’oubliez pas de faire la part entre leur métier, qui est public, et leurs loisirs, qui n’appartiennent qu’à eux…

Des aiguilles au milieu des pins

Le temps qui passe lorsque les cavaliers sont en piste a un nom, Longines, et Walter von Känel, Président de Longines, dit de cet événement : «  Longines est fière d’être le partenaire titre, le chronométreur officiel ainsi que la Montre Officielle du Longines Jumping International de La Baule. Dans ce cadre, nous avons le plaisir d’être associés à deux compétitions phares de l’événement : la Furusiyya FEI Nations Cup™ présentée par Longines et le Grand Prix Longines de la Ville de La Baule. Ce grand rendez-vous sportif illustre à la perfection les valeurs clés de notre marque, à savoir tradition, performance et élégance.  »

Les «  locaux  » de l’épreuve

Parmi les partenaires du jumping de La Baule, il y a de grands groupes internationaux, et aussi des acteurs locaux, des entreprises qui à quelques mètres de vous participent à la vie économique du territoire.

Jean-Christophe Léac, dirigeant du groupe LCA, nous explique en quoi le partenariat avec le Jumping est important. « Le Jumping porte des valeurs qui sont les nôtres. C’est un événement ancré dans un territoire, La Baule, mais qui rayonne bien au delà des limites de la seule presqu’île, de la même manière que les différentes entités du groupe portent dans toute la région et sur la France entière nos savoir-faire. C’est aussi un événement qui inclut toutes les dimensions du sport. La compétition, basée sur l’apprentissage, la recherche de l’efficacité, la compréhension entre deux partenaires qui ne doivent faire qu’un, et la communication auprès de publics très divers, sponsors et clients, en utilisant tous les médias existant. Notre groupe est très sensible à ces préoccupations, qui sont au cœur de notre métier, la communication à 360°. Ce partenariat met en œuvre toutes nos compétences et il en est la vitrine, aussi bien pour le grand public que pour les entreprises et nos clients. »

Être partenaire, c’est agir ensemble, et les actions du groupe LCA sont bien visibles. « Pendant les épreuves, les techniciens de Hors-lignes réalisent la mise en ligne des images sur internet en direct, ainsi que celle des résultats et start lists. En amont, Machinacom a créé le logo du Jumping et son site internet, et La Nouvelle Imprimerie a fourni des éléments de communication imprimée. Le propre d’un CSIO est de compter une épreuve par équipes, et le groupe LCA s’inscrit dans cette logique en impliquant toutes les équipes et les compétences qui font la force de sa quarantaine de collaborateurs. Le partenariat avec le Jumping est donc naturel. C’est le prolongement d’une volonté qui se manifeste par des actes en faveur du développement durable, des engagements éthiques, dans le domaine du recrutement ou des solutions technologiques. »

Pour une heure ou quatre jours, réservez dans votre agenda une place pour les chevaux et cavaliers, et du 15 au 18 mai, découvrez qu’avec des bombes, obstacles et épreuves, la vie peut être très agréable…

­Le Jumping handisport

Le Jumping de La Baule est ouvert aux cavaliers handisport. Regroupés dans l’association Handi Equi’ Compet, les cavaliers ont un circuit national. Ce sport n’étant pas considéré comme universel, il ne peut pas encore figurer au programme paralympique.

Il existe, comme pour le saut d’obstacle valide, des catégories qui tiennent compte des compétences des concurrents, avec une catégorie particulière pour les non-voyants. En effet, ils disputent leur épreuve en étant accompagné d’un cavalier valide, qui les guide depuis sa propre monture, et les précède sur les obstacles.
On imagine la détermination qu’il faut pour arriver à ces résultats, et c’est une véritable leçon de courage qui nous est proposée sur la piste, qui mérite bien que l’on passe un moment dans les gradins.

Le programme de l’événement

Article paru dans le N° 34 du magazine Pays-Blanc

Lire le magazine Pays-Blanc N°33

Site Internet du Jumping International de La Baule

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N° 69

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