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La villa Boesch, un tour chez un ami

Un musée, mais pas que...

La villa est un musée, c’est vrai, mais pas un musée guindé, immense, où l’on aurait l’impression de devoir rester en retrait, consentant ou contraint. L’architecture du bâtiment respecte le plan d’origine, et il n’y a pas besoin de beaucoup d’imagination pour deviner où étaient la cuisine, la salle à manger, et toutes ces pièces où a vécu la famille Boesch jusqu’à ses derniers jours. A l’extérieur, un mur végétal en devenir masque ce qui fut une extension récente, mais pour le reste, tout est «  dans son jus  » de 1921, date de la construction. Un jus revisité, refait à neuf. Dans cette maison à taille humaine, avec un accueil qui ne manque pas d’humanité, déambuler est un réel plaisir. Il y a les œuvres de Bernard Boesch, bien sûr, que l’on changera régulièrement pour offrir un plaisir sans cesse renouvelé, le mobilier de grands designers qu’un magasin de Guérande expose et qui contribue pour beaucoup au charme du lieu, et des artistes qui se voient proposer une place aux murs ou dans les vitrines. Ils sont céramistes, sculpteurs, peintres, et la belle diversité dont ils colorent l’espace donne envie de rester. Et si le soleil est de la partie, la terrasse que bien des propriétés bauloises envieraient donne un panorama sur la baie qui est à lui seul une œuvre d’art.

L’entrée est gratuite, l’accueil sympathique, et il faut se dire que l’on va à la villa Boesch comme on rend visite à un ami, juste pour le plaisir de moments passés ensemble, pour s’émouvoir devant une céramique ou rester béat devant les lignes d’un fauteuil. Ce n’est peut-être pas la vision classique d’un musée traditionnel, mais ça tombe bien, ce n’est pas un musée traditionnel.

Les tableaux d’Eugénie Paultre sont exposés jusqu’au 12 juillet, Gaelle Le Guillou va installer ces céramiques dans les vitrines, Michel Moreno va accoler ses toiles à celles de Bernard Boesch, et Park Eun Sun va déposer ses sculptures en pierre, qui pour certaines sont actuellement sur le remblai de La Baule. Quant à l’artiste qui viendra en résidence, c’est Julien des Monstiers, un peintre protéiforme qui n’hésite pas à visiter des territoires que l’on pourrait croire éloignés de la peinture.

Musée Bernard Boesch, 35 rue François Bougouin, Le Pouliguen.

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N° 69

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