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Jean-Claude Pelleteur a des projets pour Pornichet, et des finances qui suivent.

Comment se porte votre commune ?

Les dotations de l’État ont connu sur 4 ans une baisse de 2,4 millions, mais malgré cela, Pornichet va bien. Nous avons réduit fortement l’endettement, notre capacité d’autofinancement reste importante, au point que si nous n’investissions pas, en trois ans nous rembourserions nos emprunts. Ceci tient en partie à la bonne santé du Casino, qui est un acteur important pour nous, et à l’immobilier qui est bien reparti et induit des rentrées d’argent. Notre appartenance à la CARENE est aussi déterminante, puisque la dotation de solidarité est passée de 350000 euros en 2014 à 850000 euros. En 2017, nous allons toucher plus d’un million d’euros. Dès mon arrivée j’ai demandé aux services de faire un plan de progrès. Tous ont réfléchi à comment apporter le même service, tout en réalisant des économies. Enfin, il faut dire que nous profitons du dynamisme de Saint-Nazaire et de l’embellie économique de la région pour accueillir de jeunes ménages, certains aux revenus modestes, et des jeunes cadres nazairiens ou nantais.

Le dynamisme est également économique et culturel ?

Les équipes de la SPL «  Pornichet, la Destination  » font un travail fantastique. Tous les mois, elle réunit tous les acteurs économiques de Pornichet. Il y a les associations de commerçants et d’hôteliers, le Casino, la Société des courses, et les PME. À chaque fois le lieu est différent et l’hôte présente son établissement. Cela permet de créer un lien et de diffuser de l’information.
Nous avons une activité culturelle forte, avec Quai des Arts et les Renc’arts par exemple, et cette année un festival de la bande dessinée, Pornichet Déam’bulle. L’objectif était d’amener une culture différente, et de créer un événement à Pâques. Nous avons découvert à cette occasion combien l’hippodrome se prêtait à l’accueil de manifestations. Il n’est pas assez connu en tant que local pour des événements, et nous allons y travailler.

Et côté plage, tout va bien ?

Nous savons depuis deux ans et demi que le décret plage sera appliqué, et nous avons anticipé. Nous souhaitions garder la main sur la plage, mais je comprends tout à fait le choix d’Yves Métaireau. Nous nous sommes retrouvés avec 18 délégations de service public à mettre en place. Tous ont souhaité rester, d’autres candidats se sont mis sur les rangs, et ceux qui ont été choisis ont travaillé de concert sur les emplacements, les surfaces. J’ai autour de moi des adjoints et des services qui font vraiment du bon travail, et tout ceci a été mené en interne. Tout le processus a démarré en décembre avec l’attribution des lots de plage. Et, fin mai, seuls quelques établissements sont un peu en retard pour leur ouverture, mais il faut rappeler qu’ils devaient démolir et reconstruire avant la saison estivale. Le résultat positif est que désormais il n’y aura plus un doute sur la qualité des installations, qui seront toutes neuves et conformes aux normes sanitaires, environnementales, et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Que faites-vous pour la sécurité cet été ?

La sécurité est évidemment au cœur des préoccupations. Pour chaque manifestation, nous faisons un plan sécurité, approuvé par la Police Nationale. Nous avons par ailleurs procédé à un achat de plots en béton et mobilisé des équipes supplémentaires. Pour autant, nous préservons notre programme de festivités, nous allons même le conforter avec des rendez-vous danse et un marché de produits régionaux.

Quelle ville pour demain ?

Après 3 ans de mandat, j’ai souhaité que nous établissions un bilan parmi les 55 propositions que nous avions faites aux Pornichétins et que nous proposions une vision d’avenir pour notre ville. Nous en avons déduit le projet de ville que nous avons proposé. Il est à la disposition de la population, et nous allons faire une exposition itinérante pour que les gens puissent poser des questions aux élus. Nous avons aussi demandé à tous les conseils de quartiers de faire leurs suggestions et avons consulté l’opposition municipale, les associations.
La pointe du Bé a été transformée, et dès l’année prochaine nous allons élargir le viaduc d’accès au port de plaisance. Il faut que les gens puissent venir au port à pied ou à vélo facilement. La station Total va disparaître dans les prochaines années. Cela va libérer une ouverture sur la mer, et nous voulons proposer un parcours partant du port, passant par la place du marché pour aller jusqu’à la place du 8 mai. Nous avons consulté les commerçants sur les places respectives de la voiture, des vélos et des piétons.
Le deuxième projet est le boulevard de mer, pour lequel il faut agir en collaboration avec La Baule, qui vient de lancer sa consultation. La nôtre est lancée début juin, et nous ferons des réunions thématiques sur ce sujet.
Le troisième sujet est l’avenir des ports. Les ports resteront communaux tant que je serai maire, mais une commune ne peut gérer directement un port. Il faut des prestataires professionnels, donc il y aura des délégations de service public. Les amodiations du port en eau profonde et la délégation du port d’échouage vont jusqu’en 2026, mais je dis qu’il ne faut pas attendre. Il y a plus d’une centaine d’emplois en jeu sur le port, et aujourd’hui nul ne sait quel sera son avenir. La CCI et la SA du port doivent participer aux réflexions sur l’évolution, et l’étude sur la façade littorale métropolitaine, qui va être lancée avec l’ADDRN, la CARENE et le Pôle Métropolitain doit nous aider à préfigurer un futur projet avant de lancer la concertation. Je veux que le port soit tourné vers la baie, et adapté aux nouvelles habitudes des plaisanciers.

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