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Ary Abittan raconte son histoire

Connaissez-vous la Baule ?

J’étais déjà venu dans les environs mais jamais à La Baule. Je suis très content de venir et cela fait longtemps que l’on en parlait avec mes enfants.

Quel message le film Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu a-t-il fait passer ?

Il a fait passer une idée toute simple : réunir les Français dans les salles de cinéma autour du rire et d’un pari. Notre pari a été de pouvoir démonter tous les préjugés, et dire qu’on aspirait tous à la même chose, vivre heureux et ensemble. Et ça, c’était formidable pour nous tous.
C’est comme quand j’habitais Sarcelles ou toutes les communautés étaient mêlées, on n’avait qu’une seule chose en tête c’était se faire rire. Pour nous il n’y avait pas de communauté, uniquement des copains, c’est tout. On avait le droit de tout se dire, mais il y avait une seule chose importante, il fallait que ce soit drôle.

De quoi parle votre spectacle My story ?

Dans mon spectacle, je parle de moi et de nous tous en même temps. Vous connaissez cette phrase, «  plus c’est personnel, plus c’est universel  ». Moi, je parle de mon enfance, de Sarcelles, de mon divorce, du célibat, de mes ex, de mes enfants et de la famille recomposée. Donc c’est vraiment un parcours sur tout ce que j’ai pu vivre, et comment est venu tout ça.
C’est l’humour qui permet de faire que l’on peut parler de soi. J’essaye toujours de trouver l’angle drôle de l’histoire. En tout cas pour ce deuxième spectacle, j’ai ce bonheur-là de revenir rencontrer le public. J’ai cette envie de monter sur scène et de me raconter, et sur ce spectacle qui s’appelle «  My story  », comme son nom l’indique je me raconte. Je parle énormément avec le public de mes expériences, en leur demandant s’ils ont déjà vécu ça. Il y a donc une part d’improvisation, parce que je leur parle. C’est très interactif, et en fait je réagis en fonction de ce qu’ils me disent.

Vous vous glissez encore dans la peau de multiples personnages ?

Je me raconte pendant une heure et demie. Je rentre un tout petit peu dans les personnages mais j’en ressors très vite. Ce n’est pas la même chose que dans l’ancien spectacle, où effectivement je faisais vraiment des personnages.
Dans celui-ci je raconte ma mère qui me mettait sur la table quand j’avais 7 ans et que je chantais devant toute la famille. Je raconte aussi ma mère qui a tenu absolument à venir à mon jugement de divorce. Je raconte tout, et je le partage vraiment avec le public. C’est ça qui m’intéresse.
À la fin du spectacle, les gens me disent c’est incroyable «  j’ai l’impression que vous parliez de ma mère  », donc en fait, j’ai l’impression que je parle de la vie des gens aussi.

En 2017 sort votre troisième film réalisé par Philippe de Chauveron. Quel lien vous unit ?

Il y a vraiment un lien très fort. Philippe de Chauveron, c’est la famille, et c’est toujours un bonheur de retrouver la famille. Il m’a offert un rôle magnifique. Le film va s’appeler «  À bras ouverts  », il sort le 5 avril, et j’ai hâte de le faire découvrir au public. C’est l’histoire d’un intellectuel de gauche, joué par Clavier, qui est à la télévision et dit qu’il est prêt à recevoir une famille de roms chez lui. Sauf qu’il y a une famille de roms qui regarde la télé, et je suis le père de cette famille. J’arrive chez lui en lui disant «  merci accueillir  », et le film montre avec humour la cohabitation entre une famille de roms et Christian Clavier, cet intellectuel de gauche qui nous laisse mettre la caravane dans le jardin. Clavier aussi, c’est la famille. Que rêver de mieux que d’avoir comme famille de cinéma, un Monsieur qui a fait, et je crois que c’est le seul d’ailleurs, 4 films avec plus de 10 millions d ‘entrée. Moi, étant jeune, je regardais déjà ses films, et j’étais très admiratif de son travail. Aujourd’hui je me retrouve à faire des films avec lui.

Le nombre d’entrées d’un film est une forme de reconnaissance ?

Bien sûr que c’est une forme de reconnaissance. On fait des films pour le public, et donc on est toujours très heureux de constater que le public est au rendez-vous. Mais on remet tout en question à chaque film, à chaque spectacle. C’est ça le bonheur de ce métier.

Vous songez à faire de la mise en scène ?

Pour l’instant je n’ai pas de velléité de réalisateur. J’aime être au service d’un réalisateur et je suis très heureux comme ça. J’ai également ce spectacle que je vais tourner longtemps et qui me prend de l’énergie. J’ai aussi évidemment le film qui va sortir le 5 avril. Chaque chose en son temps.
Dans quel état d’esprit doivent être les spectateurs qui viennent à votre spectacle ?
C’est simple, je leur ai expliqué dans le titre (Ary rit aux éclats). C’est une soirée de copains où je vais tout leur dire, tout ce que j’ai dans la tête. C’est comme une séance de psy, sauf que c’est eux qui payent un petit peu. Mais ça va bien, et le rire est omniprésent.

Y a-t-il un rôle dans le cinéma français que vous regrettez de ne pas avoir joué ?

Non parce que les rôles que j’ai adorés au cinéma, je les adore avec ces acteurs-là. Si vous voulez me faire parler évidemment des films avec Louis de Funès, ou Fernandel, je les vois avec aucun autre acteur. Cela leur appartient et ce sera à vie. Le rôle que j’ai envie de faire, c’est celui qu’on va me proposer demain.

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