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Recevoir, sans décevoir

Tous ensemble...

D’abord, il faut gérer les compatibilités, ou incompatibilités. On ne parle pas ici de personnes en conflit ouvert, mais il est évident que si on mélange dans le même cadre les amis du club de voile, les relations professionnelles et les copines de bridge de la grand-mère, on risque de voir se créer des groupes que rien, pas même leur bonne éducation, ne pourra vraiment briser et mixer. Pour autant, se limiter à une seule «  catégorie  » d’invités va évidemment orienter toute la réception et ce n’est pas mieux, à moins de le désirer.

Maintenant que l’on sait qui inviter, on peut choisir sa date. Pourquoi pas avant ? Parce que dans la liste, on va peut-être avoir des commerçants, qui travaillent le samedi, des gens soumis à des astreintes professionnelles, dont le calendrier doit être pris en compte. Et surtout, il y a les familles avec enfants, avec peut-être des problèmes de garde, ou d’école le lendemain, ou de compétitions sportives le dimanche. Devant le nombre des cas particuliers, on peut très bien décréter que de toute façon, ce sera tel jour, à telle heure, et tant pis pour les absents !

Recevoir, quel barnum !

Parfait, on sait qui vient, et quand. Reste à déterminer où, et pour quoi. Le séjour, la terrasse, un barnum acheté en magasin de bricolage ou loué pour l’occasion ? Et le repas, un buffet, un barbecue, un «  un-peu-tout-ce-que-les-invités-amèneront  » ? Pour répondre à la première question, il faut avant tout calculer. S’il fait beau, pas de souci, mais envisageons le coup de vent, l’orage ou la dépression venus de l’Atlantique. Il faut alors faire tenir tout le monde à l’abri, sans être obligé de les répartir dans cinq pièces, et en ménageant une zone spécifique pour les enfants, par exemple une de leurs chambres. On trouve des tonnelles de 6 mètres sur 3 pour environ 220 € à l’achat, et autour de 40 € la journée sur les sites de location entre particuliers. Certaines communes louent également ce type de matériel, ainsi que les chaises, tables et autres équipements.

Quant à la formule du repas, elle dépend du budget disponible, des personnes invitées, et de l’esprit que l’on veut mettre dans la réception. Si vos invités ont prévu, parce que vous l’avez demandé ou parce que c’est une habitude entre vous, de ne pas venir les mains vides, guidez leur choix, pour éviter de finir la soirée avec encore quinze bouteilles de vin ou six packs de bière, mais une tarte au citron pour vingt comme seul dessert. Il n’y a rien de déshonorant, quand on est entre amis, à venir avec autre chose que des chocolats, des macarons ou une bouteille de Bordeaux. Un bon plateau de fromages, un magnifique buffet de crudités bio avec leur assortiment de sauces maison ou un choix de pains de qualité aux multiples saveurs sont tout aussi utiles. Une règle quand même à respecter dans ce cas, l’homogénéité. Il n’est pas désagréable de mêler les saveurs, et de proposer une diversité de cuisines, mais si quelqu’un arrive avec un bœuf en daube alors que l’on pensait faire un buffet dînatoire debout, on a intérêt à prévoir serpillières et détachant…

Mais ce fameux buffet debout, est-il bien raisonnable si la moitié des invités ont «  un certain âge  », et des jambes qui vont se fatiguer ? Et les enfants, peuvent-ils rester assis pendant les trois heures du repas gastronomique que l’on prévoit ? Certainement pas, et leurs parents goûteront en pointillé les joies de la cuisine classique. Il faut donc adapter son organisation aux invités. Ou l’inverse…

Super, le barbecue !

Bon, il va faire beau, on ne veut pas s’enquiquiner avec les plats à préparer, et on veut une ambiance festive, debout, sans chichis. Alors on va faire un barbecue. Mais qui s’y colle ? Pour les achats, ce sera simple, avec en prime la possibilité si l’on se trompe dans les quantités ou que des faux bonds de dernière minute et invités surprises, les amis d’amis de nos amis, s’ajoutent à la liste, de garnir ou vider le congélateur. La préparation ne demandera pas non plus des dizaines d’heures. Quelques marinades peut-être, des sauces à préparer ou toutes faites, et le tour sera joué. Mais le jour J, qui sera aux fourneaux ? Car si au moment de l’apéritif les bons copains partageront volontiers un verre ou deux avec nous autour de ce feu à entretenir et qui ne veut bien sûr pas prendre, qui peut dire si en pleine bourre, quand les estomacs crieront famine, il y aura parmi les vingt personnes qui attendent des miracles d’un barbecue que l’on utilise d’habitude à quatre beaucoup de volontaires pour un peu d’aide, sans parler d’une relève le temps que l’on profite un peu de la fête ? En plus, certains auront déjà fini le repas que d’autres patienteront encore, l’assiette à la main, dans l’attente d’une première merguez. Conclusion, le barbecue, c’est génial, si on peut gérer toutes les bouches à nourrir. Une solution existe, qui consiste à demander à tous d’amener leur propre barbecue. On se retrouve ainsi à quatre ou cinq, voire plus, appareils que l’on dispose ensemble, et un véritable noyau de «  chauffeurs  » se crée, que ne manquent pas de rejoindre les autres. Et puisque tout est grillé en même temps, on mange tous ensemble, à table. Évidemment, si l’on est peu nombreux, tous les problèmes évoqués ci-dessus ne se posent pas.

Buffet froid pour temps chaud

Quand il fait vraiment chaud, on peut choisir un buffet froid. C’est pratique, en général facile à faire, et surtout on peut le préparer à l’avance. Quelques poulets cuits ensemble dans le four seront ensuite «  dépiautés  », comme savent si bien le faire les Anglais, et servis dans un grand plat, avec un assortiment de sauces élaborées à partir de fromage blanc. Des salades - on évite la salade verte qui ne se conserve pas très bien -, à base de taboulé, de riz, de pommes de terre ou de légumes de saison feront un excellent complément. Pour les desserts, on peut simplifier avec des glaces, des pâtisseries maison et une salade de fruits. Tout peut être préparé la veille, voire même quelques jours avant. Et s’il en reste, on pourra sans problème finir dans la semaine la viande, les salades si l’on a pris la précaution de ne pas mettre la sauce dans tout ce que l’on avait préparé, ou éventuellement congeler ce qui peut l’être. Le buffet froid est adapté aux repas assis, chacun se déplaçant pour aller se servir, ou aux réunions informelles, où chacun en fonction des affinités et des besoins en ombre ou soleil se trouve un coin tranquille ou non pour profiter des autres et de son assiette.

Le plaisir d’être ensemble

Tout simplement, le plaisir d’être ensemble. La recette est là. On parlera de tout, tous en même temps ou par petits groupes qui se feront et se referont suivant les sujets, on mettra tous la main à la pâte ou on arrivera pour mettre les pieds sous la table, s’il y en a une, peu importe. L’alchimie des réceptions réussies est dans le groupe qui se réunit, dans ce qu’il est et tout ce qu’il apporte. Si l’on a bâti un groupe cohérent, en prenant en compte la personnalité de chacun, on peut bien proposer un cassoulet, des sushis, une côte de bœuf grillée ou des burgers à l’américaine, tout le monde sera heureux.

Article paru dans le N° 33 du magazine Pays-Blanc

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